vendredi 18 janvier 2008

2008, baisse de 3%


SOURCE CAPITAL.FR :
Le cabinet d'étude BIPE et Empruntis.com ont publié ce jeudi leurs indicateurs avancés sur le marché de l'immobilier. Verdict : les prix devraient accuser une baisse de 3% en 2008 en France, après une dernière hausse limitée cette année. Est-ce la douche après le coup de chaleur ? Après plusieurs années de flambée des prix, le marché immobilier devrait finir poussivement l'année sur une hausse de 2%, avant de basculer à la baisse l'année prochaine jusqu'à -3%. Un recul qui devrait se poursuivre en 2009. Pour étayer leurs prévisions, le BIPE et Empruntis.com constatent l'atterrissage des prix de l'immobilier ancien, désormais considéré comme « acté » en 2007. Mais les deux organismes notent également d'importants signaux de ralentissement sur le marché du neuf. Les stocks de logements n'en finissent pas de s'alourdir, alors que le délai d'écoulement est en constante augmentation. Au deuxième trimestre 2007, ce délai était de huit mois, soit presque deux fois plus qu'à la mi-2005. Hausse des taux Selon ce baromètre, la hausse continue des taux d'intérêt depuis 2005 est une des causes principales de cet essoufflement. En effet, l'allongement de la durée des prêts qui servait à gommer cette hausse a atteint ses limites avec les emprunts sur trente ans. Encore marginaux en 2005, ces prêts très longue durée représentent près de 15% des crédits accordés en 2007. Mais l'étude pointe également un autre facteur favorisant la baisse : la première vague de remise sur le marché de biens acquis dans le cadre du dispositif Périssol pourrait gonfler rapidement l'offre de logements. Des facteurs de redressement Les deux organismes ne tirent pas le signal d'alarme pour autant. En dépit de ces prévisions baissières, les mesures fiscales de déduction des intérêts d'emprunt et autres dispositions du paquet fiscal devraient soutenir la demande. Ainsi que la situation bancaire relativement saine qui n'annonce pas de crise d'accès au crédit immobilier, provoquée par d'éventuels défauts de paiement des emprunteurs. De quoi contenir les craintes de krach de grande ampleur.

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