lundi 21 janvier 2008

Faut-il craindre une baisse ?

souce : century21


Hausse des taux d'intérêt, crédit moins facile, désolvabilisation des acquéreurs : tous les ingrédients sont là pour produire un retournement du marché, sans que quiconque puisse à ce jour prévoir s'il peut être évité par le maintien d'une demande solvable - et financée - suffisante. Faut-il le craindre ou au contraire l'espérer ?

D'un côté, une baisse de grande ampleur des prix de l'immobilier, à l'instar de ce qui s'est produit au début des années 90, favoriserait les primo-accédants, et même les propriétaires qui vendent pour acheter plus grand ou meilleur : ceux-là retrouveraient à l'achat plus que ce qu'ils perdraient à la revente ! Pour le gouvernement, confronté au problème du pouvoir d'achat des classes moyennes et modestes, ce serait une aubaine : du pouvoir d'achat créé pour pas cher !

Economiquement, l'addition pourrait cependant être lourde : fragilisation des banques et aggravation de la crise financière en raison de la baisse de valeur des gages qui garantissent les crédits immobiliers, difficultés pour de nombreux acquéreurs récents qui seront obligés de vendre en raison de changements dans leur situation personnelle, effet psychologique sur les investisseurs qui verront la valeur de leurs actifs se réduire et leurs prévisions de plus-value s'évanouir, effet général sur le moral des investisseurs qui risquent de se détourner à nouveau et pour quelques années de la "pierre" à un moment où l'immobilier privé est appelé plus que jamais à la rescousse pour palier la pénurie de l'offre de logement abordable, et alors même que la baisse des prix leur permettrait de réaliser des investissements plus rentables, effet général enfin sur le moral des consommateurs par le sentiment d'appauvrissement des millions de propriétaires !

Nul doute que les prochaines publications de chiffres sur le marché immobilier seront scrutées avec attention, et appréhension...

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