vendredi 18 janvier 2008

Le marché trébuche

Source capital.fr

Comme le CAC 40, le marché de l’immobilier aura vécu une fin 2007incertaine, et s’apprête à vivre un début 2008 tourmenté. C’est ce quiressort de la dernière édition du baromètre Seloger.com, qui s’appuiesur les prix pratiqués dans les annonces référencées sur son site. Pasd’ambiguïté : décembre confirme le fléchissement des prix observés cesderniers mois, et donne le ton pour la nouvelle année.

Auniveau national, la baisse constatée depuis septembre 2007 s’est eneffet poursuivie en décembre, ramenant presque la moyenne des prixtoutes régions confondues à son niveau de janvier.

Au niveaulocal, les variations sont évidemment plus contrastées. Mais en 2007,pour la première fois depuis de nombreuses années, les prix de l’ancienà Lyon et à Marseille auront fini en baisse : - 0,8% pour les deuxvilles, avec des reculs plus marqués dans certains quartiers : - 5,8%dans le 12ème arrondissement de la cité phocéenne, et -6,4% sur lapresqu’île de Lyon.

Pas de baisse généralisée en 2007
Pourles autres grandes villes, le bilan de l’année 2007 reste plutôtpositif. Le recul ou le ralentissement de ces derniers mois n’a passuffi à rogner entièrement la progression du début d’année. Mais ceshausses n’ont plus rien à voir avec des flambées : 0,7% à Montpellieret Perpignan, 0,8% à Nice, 0,1% à Nantes et Caen, 0,6% à Dijon, 2% àMetz, 2,9% à Pau, 3,2% à Toulon et 4% à Bordeaux. Dans certaines villescomme Saint-Etienne, Limoges ou Arras, les prix affichent uneprogression nulle. Dans d’autres, ils ont reculé, comme à Strasbourg(-0,8%) malgré une légère tendance à la hausse constatée ces derniersmois, peut-être dans le sillage du TGV. La baisse est encore plus forteà Amiens (-8,8%) et à Toulouse (-5,4%) où les corrections violentes sepoursuivent après des années d’euphorie et de développement immobilier,auxquelles ont succédé, à Toulouse notamment, les mauvaises nouvelleséconomiques qui ont refroidi les acquéreurs.

Un marché parisien hétérogène
Casparticulier : Paris, où les prix affichent une hausse de 8,4% en 2007.Une moyenne qui cache une situation plus hétérogène. Le marché parisienest toujours dopé par les clientèles aisées et étrangères qui mégotentmoins sur les étiquettes. Résultat : les prix dans les arrondissementschics connaissent toujours des hausses à deux chiffres en 2007 : +12,8%dans le 16ème, +11,7% dans le 7ème et jusqu’à +17,4% dans le 8ème.Autre phénomène, concernant cette fois les arrondissements plusmodestes : les prix encore bas attirent toujours les acquéreurs etgrimpent encore confortablement : +8,7% dans le 18ème ou encore +9,1%dans le 17ème, où il reste quelques quartiers abordables. En revanche,les hausses sont moins fortes dans les quartiers plus résidentiels etfamiliaux : 3% d’augmentation en 2007 pour le 13ème, et 5,8% dans le14ème. Et autour de Paris, les prix de l’ancien ne bougent plus depuistrois mois, à croire que le marché y a atteint ses limites.

La plus forte augmentation à…
Lapalme de la plus forte progression ne revient pas à Paris, mais àLille, où les prix ont grimpé de 8,7% en 2007, sans subir de repli cesderniers mois. Les projets de rénovations, les implantationsd’entreprises attirent de nouveaux habitants. Face à cette demande, lemanque de foncier fait grimper le prix des transactions.

Commele souligne Seloger, « 2007 n’est donc pas vraiment une année de baissegénéralisée des prix, mais elle donne le ton des prochains mois ».Moralité : les prix qui baissent continueront de baisser, et les prixqui montent continueront de monter. Impeccable. Mais jusqu’à quand ?

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