vendredi 18 janvier 2008

Que vaut l'indice FNAIM ?

Eh oui, l'indice fnaim ne couvrirait que 18% des transactions. On ne peut pas dire que ce soit un indice de référence.
(Lavieimmo.com) - La question de la mesure des prix immobiliers a été abordée au Sénat. Aumoment où les prévisionnistes « s’interrogent sur l’ampleur desretombées de la crise américaine du crédit immobilier à risque », et oùtous les acteurs économiques « suivent de près les prix destransactions immobilières », Joël Bourdin, sénateur de l'Eure, a alertéce matin le gouvernement sur le manque de données « fiables » et« rapidement disponibles ». En ligne de mire, les divergencessignificatives, et souvent dénoncées, entre l’indice Fnaim et l’indicenotaires-Insee. « L’indice Fnaim, très rapidement disponible, ne couvrequ’environ 18% des transactions et l’indice notaires-Insee, quireprésente environ 66% des transactions, est publié tardivement », aainsi rappelé Joël Bourdin, pour qui un rapprochement des acteurs concernés permettrait de déterminer l’origine des divergences constatées.
La réponse est venue de Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de la consommation et du tourisme, qui a indiqué que« les résultats de la Fnaim et ceux des indices notaires-Insee fontl'objet de travaux de rapprochement dans le cadre d'un groupe detravail informel Insee-Fnaim ». Cependant, « la méthode de la Fnaimn'est pas publique, ce qui ne permet pas de véritables comparaisons »,a-t-il ajouté, notant que « l'Insee se tient prêt à poursuivre ces contacts en 2008 ». Luc Chatel en a profité pour rappeler queles champs des deux indices ne sont pas les mêmes, celui de l’indice Fnaim étant plus restreint. « Ainsi, les transactions réalisées departiculier à particulier, ou effectuées par un notaire ou un agent immobilier non affilié à la Fnaim, échappent à son observation »,a-t-il précisé. « Les deux sources conduisent donc à une appréciationdivergente de la hausse des prix, surtout depuis 2005 ». Interrogé également sur le suivi des prix de l’immobilier neuf, pour lequel aucunindice n’existe, Luc Chatel a reconnu qu’il était « plus délicat, dufait d'un nombre de transactions nettement plus faible que dansl'ancien et de problèmes méthodologiques ». Le Conseil scientifique desindices notaires-Insee étudie les travaux auxquels participe l’Insee,dans le cadre européen pour le suivi de ces prix.

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